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Pleurs du bébé : que faire ?

23h05. 2h30. Puis 3h17. À 7h, vous avez les traits tirés, vos oreilles bourdonnent, votre corps pèse une tonne. Pas de doute : vous êtes un jeune parent et votre bébé s’est réveillé plusieurs fois en pleurant cette nuit. 

Vous avez tout tenté pour l’apaiser. A court d’inspiration, vous avez mixé a cappella « Douce nuit » et « London Calling » : rien n’y a fait, votre bébé a hurlé de plus belle. Bon. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? 

Comprendre les pleurs de son bébé

A priori, on ne peut pas apaiser ce qu’on ne comprend pas. Les jeunes mères et les jeunes pères passent donc bien des heures à chercher à comprendre, à trouver des réponses à leurs inquiétudes, auprès de leur famille, de leur cercle virtuel. Chaque enfant est unique, et chaque relation filiale aussi. On pourrait avancer cependant que deux grandes causes se dessinent pour expliquer les pleurs des bébés.

Besoins physiologiques

Les bébés ne manigancent pas : ils appellent parce qu’ils n’ont que vous. Ils n’ont pas « envie » : ils ont avant tout « besoin ». Quand vous vous pensez démuni face aux pleurs de votre petit, demandez-vous si ses besoins primaires sont apaisés : la faim, la soif, le froid, la douleur. 

Reproposez ce biberon dont il ne voulait pourtant pas il y a trois heures. Réglez la température de la pièce. Changez sa couche. Last but not least : vérifiez qu’aucune fermeture métallique ne lui fait mal, ou qu’un petit orteil n’est pas resté en flexion au moment de passer le pyjama.

Besoins affectifs

Les besoins affectifs ne sont pas secondaires : ils sont vitaux pour la croissance de votre bébé. S’il pleure, c’est peut-être parce qu’il a besoin de votre présence rassurante, de vos bras aimants. 

Il y a une vingtaine d’années, s’est installée l’idée qu’une fois ses besoins physiologiques satisfaits, il fallait laisser pleurer les bébés. Pour qu’ils « s’endurcissent », trouvent eux-mêmes le moyen de s’apaiser, ne soient pas « dépendants » de leur mère. Certes, cette croyance a une histoire : elle s’inscrit contre une tradition de la maternité comme dévouement sans limite typiquement féminin. Mais vouloir hâter l’indépendance des bébés, c’est nier une dimension essentielle de leur développement : ils ne pourront se construire que s’ils ont cette sécurité affective, ils ne dépassent leurs peurs que s’ils vous savent tout près. 

Comprendre… qu’on ne peut pas comprendre

Il est nécessaire de se demander si les pleurs de notre bébé expriment des besoins physiologiques ou affectifs, pour savoir quoi lui donner pour l’apaiser : biberon ou câlin, couverture ou change.

Mais était-ce la bonne réponse ? Vous n’en serez jamais tout à fait sûr, puisque les bébés n’ont pas la parole… Il ne reste plus qu’à comprendre le plus difficile : comprendre qu’on ne comprend pas tout. Les pleurs des bébés annoncent l’énigme à venir : votre enfant est un Autre que vous interpréterez parfois de travers. Mais ses larmes ne sècheront que par vos mains.
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" Il est nécessaire de se demander si les pleurs de notre bébé expriment des besoins physiologiques ou affectifs, pour savoir quoi lui donner pour l’apaiser : biberon ou câlin, couverture ou change. "

Que faire ?

Tout ceci est très bien, mais un parent réveillé par les pleurs de son bébé en pleine nuit n’a pas le goût de philosopher. Il lui faut une réponse, là, maintenant. Comment donc font les autres parents ? Ils savent, eux ! – croit-on. Voilà un petit florilège de réponses à la question : que faire des pleurs de son bébé ?

La plupart des parents prennent leur bébé en pleurs dans leurs bras. Petit conseil à ce sujet : ne soulevez pas votre tout-petit sous les bras comme un paquet dans une pince. Le fait de le maintenir sous les pieds ou sous les fesses sera déjà rassurant pour lui. 

Beaucoup de parents bercent leur bébé. Alors là, place à l’imagination ! Certains assurent que bercer un enfant en décrivant des huit permet de l’endormir à coup sûr. En cause ? le mouvement « enivrant » que cela provoque dans l’oreille interne du bébé. Vous pouvez essayer le porte-bébé, ou le portage en écharpe, très enveloppant pour les tout-petits. Ces deux techniques ont l’avantage de vous laisser les bras libres : vous pouvez faire autre chose en même temps.

On peut aussi promener son bébé contre soi dans la pièce, voire dehors. Le balancier de la marche aura un effet apaisant, sans compter le bruissement nocturne du dehors auquel votre petit tendra certainement l’oreille. Vous avez envie de danser ? Succès assuré auprès de votre bébé.

Le sens du toucher est le premier à se développer chez le fœtus, avant la vue et même avant l’ouïe. C’est le plus primaire de nos sens. Câliner son bébé, caresser ses cheveux, son dos, c’est le rassurer en profondeur. Il paraît que caresser du front jusqu’au bout du nez fait automatiquement s’endormir les bébés. Vous en jugerez…

Enfin, nombreux sont les parents qui chantent des berceuses à leur bébé. Vous prétendez n’en connaître aucune ? Vous chantez faux ? Aucune importance : votre bébé sera rassuré par la répétition des mêmes syllabes, du même air, et par la vibration que font en parlant votre ventre et votre gorge contre lui. Il peut arriver qu’il arrête de pleurer… tout simplement par curiosité pour ce qu’il entend.

Mais si on est à bout de nerfs, sans possibilité de passer le relais à un autre adulte, mieux vaut encore changer de pièce voire prendre l’air seul quelques minutes. Mieux vaut un bébé qu’on a laissé pleurer une fois qu’un bébé secoué. Même si la prévention a beaucoup avancé, le syndrome du bébé secoué fait encore beaucoup de dégâts aujourd’hui.

Comment être ?

Les « comment faire » sont variés. Vous trouverez le vôtre, c’est sûr. D’ailleurs, ne vous enfermez pas dans une « technique ». Variez, à l’instinct. 

Mais reste que quand rien n’apaise les pleurs d’un nouveau-né, la panique monte. Et là, quand on ne sait plus quoi faire, il n’y a plus qu’à être. A trouver, au cœur même de la panique, au fond de soi le calme à transmettre à son enfant. L’équilibre intérieur qu’on oppose à son inquiétude d’enfant. La source basique dont on ignorait l’existence jusqu’au jour des cris inconsolables de notre bébé. Cela peut paraître un peu « new age » à la lecture. Mais c’est une expérience qu’on ne comprend qu’en la vivant : dans cette nuit obscure, consoler un enfant avec le calme qu’on vient de découvrir dans un nouvel espace intérieur.

Article rédigé par Lucile Gobet-Desjardins. Retrouvez d’autres articles sur notre blog.

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